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 Event : la scène du bal [pv : Suomi]

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America

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MessageSujet: Event : la scène du bal [pv : Suomi]   Sam 14 Avr - 14:24

« Cendrillon, pourquoi es tu Cendrillon ? »
S'écria America en entrant de manière triomphante dans la grande salle de bal improvisée. Tout y était blanc, comme si c'était un mariage. Deux larges buffets, proposant une multitude de nourritures très caloriques, bordaient le long des murs tapissés de blanc et de guirlandes. Dans les plats proposés, il y avait bien évidement l'indémodable hamburger, l'incroyable huitième merveille du monde dont le prince américain était plus que friand. Les invités, qui étaient tous habillés de façon très classe et brillante, se retournèrent tous en même temps vers le ''héros'' du bal et affichèrent une mine consternée. America, dans son costume blanc, esquissa un sourire rempli de naïveté. Il n'avait pas remarqué qu'il s'était trompé de réplique. Les jeunes demoiselles trouvèrent cette erreur charmante et poussèrent de discrets cris de groupie. Tandis que les autres se contentèrent de montrer des visages affligés. D'un pas sûr de lui, le jeune américain s'avança dans la salle et observa la scène avec toujours un sourire d'enfant.

Il s'installa où à votre avis ? À coté du buffet bien sûr ! Où il pu saisir de délicieux gâteaux pour ensuite les dévorer. Son supérieur ne tarda pas à se faufiler entre les invités pour enfin l'atteindre. Il lui demanda alors s'il se souvenait de ce qu'il devait faire. Entre deux hamburgers, le jeune homme aux cheveux châtains fit signe que oui avec la tête. Cependant son boss n'avait pourtant pas l'air bien rassuré. Des dizaines de filles passèrent les unes après les autres pour lui demander une danse. America, qui avait reçu tout de même une éducation de gentleman, refusa à chaque fois le plus gentiment possible. Il leva ensuite son pouce vers son supérieur pour lui montrait qu'il avait très bien compris ce qu'il avait à faire. Ce dernier soupira et demanda à voix haute pour que le reste des invités entendent :

- Pourquoi refusez vous de danser avec ces belles demoiselles ?
- I'm waiting for a special girl ! 'cause I'm a hero ! S'écria t-il en levant un poing déterminé vers le ciel.
- Comment allez vous la reconnaître ?
- Elle sera accompagnée de sept nains !!! Nyahahahahahaha !

Tout le monde se retourna une fois de plus vers America pour afficher une mine désastreuse. Son boss le regarda de travers et lui reposa la question pour que notre héros aie une chance de se rattraper. Mais rien n'y fait, plus le jeune homme parlait plus il s'enfonçait.

- Euh … Elle sera endormie ? … Elle portera des bottes ? … Elle aura une longue chevelure blonde ? … Elle criera : « par le pouvoir du prisme lunaire » ? …

Son supérieur fut tellement choqué par son manque de sérieux, qu'il décida de faire un petit tour pour se remettre les idées en place. Le jeune américain haussa tranquillement les épaules et continua à vider les plats du buffet. En se penchant un peu trop, sa tête heurta quelque chose d'étrange. America recula en se frottant le crâne pour voir ce que ça pouvait être. À sa grande surprise, il vit un énorme tableau avec des sélections de choix comme dans un mauvais jeu vidéo fait par Japon. Il fut ahuris devant ça, d'où ça sortait ? Qu'est-ce que ça faisait là ? Il regarda à gauche et à droite afin de voir si quelqu'un d'autre que lui avait la capacité de le regarder. Personne. Le jeune homme à l'esprit enfantin sautilla de joie devant cette rencontre du troisième type. America avait l'impression d'être le prince du conte la belle aux bois dormants*. Il observa de plus près les choix qu'il lui était proposé :

  • Attendre
  • Chanter
  • Manger
  • Mettre dedans

Merveilleux ! Pensa t-il. Tous les choix ne lui semblait pas étrange. C'était normal et que dans la vraie vie, cela marchait pareil. America fixa le tableau imaginaire avec doute. Qu'est-ce qu'il allait bien pouvoir choisir … Il se sentait comme un gamin dans un magasin de bonbons. Finalement il finit par choisir la dernière proposition en appuyant dessus. Le jeune américain l'avait pris par curiosité. ''Mettre dedans'', qu'est-ce que ça pouvait bien vouloir dire ? Il jeta son regard sur le buffet et vit un lot de saucisse, ce fut à ce moment qu'il eu le déclic. Il en attrapa une et la mis dans un pain pour ensuite manger le tout. C'était donc ça. ''Mettre dedans'' c'était définitivement géniale pensa t-il naïvement.

Après s'être bien remplie la panse, il fit un petit tour lui aussi parmi les invités. America retrouva sans trop de difficulté son patron qu'il rejoignit aussitôt. C'était bientôt l'heure lui souffla son boss. L'heure où la fameuse personne qu'il était censé attendre devait arriver donc. Le jeune américain jeta son regard partout dans l'espoir de la percevoir. Ses yeux bleus se fixèrent soudainement sur un personne aux cheveux d'or qui était habillée de manière distinguée et faisait répandre une sorte d'aura royale autour d'elle. Son air peu commode donnait un effet d'inaccessibilité qui ne déplaisait pas du tout à notre jeune homme. Ses yeux bleus se noyaient dans la verdure des siens. Seule chose à redire sur tout ça : il avait quand même des sourcils bien drôles. America trouvait cet invité plutôt mignon, agréable à regarder et venait d'oublier complètement la fille qu'il cherchait.

Son boss qui remarqua le jeune héros détourner le regard, lui donna un léger coup de coude pour le faire réagir. Cependant l'américain restait subjugué par cet invité anglais qu'il regardait sans cesse. Il lui écrasa un pied de toutes ses forces et lui attrapa la tête afin de la faire tourner vers la porte principale. America comprit ce que ça voulait dire. Il soupira un grand coup et s'approcha à pas lent de la seule personne qui se trouvait à l'entré. Il était déçu de ne plus pouvoir faire ce qu'il voulait. Quand il fut pas loin d'elle, il lui tendit la main et demanda en lui faisant un clin d'œil :

Hey, nice girl ! Shall we dance ?


* Vous ne comprenez pas cette allusion ? Scotty et North Italy, si !

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MessageSujet: Re: Event : la scène du bal [pv : Suomi]   Lun 16 Avr - 12:49

    Soupir…

    Tu relis le carton.

    Nouveau soupir.

    Tu plies le carton entre tes longs doigts fins, agacé par la tournure des évènements. Tu soupires à n’en plus finir. Tu deviendrais presque agaçant, si tu n’étais pas seul, ce soir, à tourner en rond comme un lion en cage. Tu ne te soucies même pas de savoir où sont passés tes proches. Berwald et Peter, et le petit rouquin aussi, ils sont sortis sans toi. Parce qu’ils savent que tu dois les rejoindre plus tard. Il faut savoir se faire attendre, quand on joue les princesses. Mais le problème, c’est que toi tu ne veux pas faire la princesse. Tu es un homme, tu le revendique, même si tu sais que tu n’es pas aussi impressionnant que la montagne de muscles qui t’appelle « s’f’mme ». Pourquoi ce surnom ridicule, d’ailleurs ? Tu ne ressembles pourtant pas à une femme au foyer. De loin, peut-être.

    Mais tous ceux qui te considèrent ainsi ne t’ont certainement pas vu le matin, après une bonne cuite, pendant une bonne cuite, ou pendant un match de hockey, ou encore avec un fusil dans les pattes. Tu sais que personne rigole quand tu sors ton arme. Tu te demandes parfois si tu devrais pas la porter en bandoulière la plupart du temps. Mais ce n’est pas autorisé. Tu te contentes d’un revolver attaché à ta ceinture. Car oui. Tu as toujours été un peu froussard. Au point de garder de quoi te défendre constamment. Vigilance constante. Tout ça pour dire qu’au sport du porté de femmes, très populaire chez toi, c’est toi qui porte les demoiselles, pas toi qui te ferait porter par le suédois, même si tout le monde s’attendrait à ça. Tu l’as laissé faire, une fois. Par peur de lui ? Peut-être. Pour amuser les gosses ? Sûrement. Et parce que tu étais beurré comme un P’tit Lu et que la perspective de gagner ton poids en bières a vaincu ton désir de défendre ta virilité.

    Là, c’était autrement plus chiant. Là, tu devais vraiment faire la demoiselle. Parce que le bal de Cendrillon avec une Cendrillon qui a du poil au menton, c’est autrement moins romantique. Et comme tu es apparemment le plus efféminé du lot, c’est toi qui va devoir endosser le rôle de la princesse qui sait pas garder ses chaussures. L’avantage, c’est que tu n’auras pas à te ridiculiser longtemps. A minuit, tu repartiras en oubliant gentiment ta chaussure dans les escaliers. Parce que oui, tu es Cendrillon. Tu es donc une idiote qui sait pas marcher avec des talons sans en oublier un au passage. Le problème, c’est que tu ne sais vraiment pas marcher avec des talons. Donc, les sandales de vair à tes pieds, c’est comme une douce torture. Comme marcher sur des œufs, sauf que les œufs ne risquent pas d’être la cause d’une entorse imminente. Tu prends sur toi et t’exerces un instant, trouvant que tes gros pieds dans ces jolies chaussures, c’est vraiment moche. Mais tant pis. La grosse robe à crinoline que tu dois enfiler cachera très bien ça.

    D’ailleurs, tu sais même pas par où la mettre. Pour toi, cette riche étoffe ressemble surtout à une tente. Tu comprends mieux la réaction d’Anastasia face à la robe que Dimitri lui offre. Sauf qu’elle, elle sera ravissante dedans. Toi tu auras juste l’air con. Mais c’est le jeu. Alors tu fais un effort, et tu gardes ce sourire de façade qui te vas si bien. Tu ne demandes même pas d’aide. Tu es trop fier pour ça. Tu te débrouille comme un manche, mais tu finis par enfiler cette lourde robe de soie bleu clair. Tu soupires, tu n’as pas l’air aussi ridicule que tu aimerais. Tes traits ronds le sont trop. Il te manquerait un peu de poitrine pour faire parfaitement illusion. Et ça, ça t’énerve. Tu passes vite fait dans la salle de bains, titubant dans ton costume trop encombrant et auquel tu n’es pas habitué. Tu rase vite fait ta barbe naissante, oui, tu en as une, ne déplaise à ton entourage, et tu essayes de te féminiser un peu, même si tu n’as rien à faire avec ta bouille enfantine qui est considérée comme androgyne. Ceci explique certainement pourquoi Berwald t’as pris pour une fille, au début.

    Tu refuses de mettre une perruque, tu préfères garder tes cheveux, coiffés comme il faut, comme une coupe garçonne sur une jeune fille, mais tu autorises ta domestique à y ajouter un ruban bleu assorti à ta robe, histoire de féminiser à nouveau le tout. En te regardant, tu soupires. Tu fais trop illusion, et ça t’énerves. Tu as besoin d’un café pour te donner courage. Et pourquoi pas avec une bonne dose d’alcool dedans. Ça ne serait pas raisonnable, mais pour faire un truc pareil, l’alcool te seras un bon allié dans cette épreuve. A l’abri des regards, tu ajoutes une lichette de vodka à ton café, et avale le tout cul sec. Prenant le temps de respirer, tu regardes l’heure, et décides qu’il est temps pour toi d’entrer en scène. Tu grimpes dans la voiture - les carrosses, c’est dépassé - et te laisse conduire jusqu’à la salle de bal. Une fois devant, tu espères que Berwald et les gamins seront trop occupés pour te remarquer. Parce que tu ne veux pas affronter le regard de glace du suédois. Peut-être en étant bourré tu pourrais, mais là, tu dois finir la scène, jouer les jolies jeunes princesses bien gourdasses, et sourire à cet abruti d’américain.

    « Moï ! Bien sûr ~. »

    Tu minaudes, tu fais la gourdasse, tu sais que dans une heure tu devras courir vers la sortie, tu prends donc sur toi et attrape la main tendue du blond, te laissant entraîner dans une danse que tu es bien content de ne pas conduire, vu comment tu souffres avec tes chaussures de donzelle qui te compriment les pieds. Tu seras content d’en oublier une tout à l’heure, et tu sais qu’une fois dans la voiture tu arracheras la deuxième avant de te masser les orteils et les talons, certainement pleins d’ampoules. Tu souris, de ce sourire plein de fleurs qui te donne toujours l’air d’une fillette, tu échanges des banalités en tournoyant comme la plus frivole des demoiselles de la salle de bal que tu ne prends même pas la peine d’admirer. Tu joues ton rôle à la perfection et tu danses, n’essayant pas de retrouver ton suédois dans la foule, car tu sais que tu auras envie de fuir si tu le voies. Tu jettes parfois un coup d’œil à l’horloge. Minuit moins dix. Tu vas bientôt prendre congé. Tu sais que tu dois partir juste avant minuit, dans la précipitation la plus extrême. Tu attends le timing parfait pour fuir. En attendant, tu fais la princesse. Es-tu doué à ce jeu ? Oui. Certainement que ton esprit embrumé par l’alcool et la caféine que tu as ingurgité tout à l’heure.
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America

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MessageSujet: Re: Event : la scène du bal [pv : Suomi]   Lun 16 Avr - 16:49

La partie soi disant intéressante du bal venait de commencer. America était là au milieu de la salle bandée, avec le finlandais pour partenaire de danse. Drôle de couple pensaient tous les invités. À part bien sûr, les jeunes demoiselles qui insultaient et maudissaient le travesti en lui tournant royalement le dos. La danse, c'était notre jeune héros intrépide qui la conduisait, de manière remarquable même. Son boss en était le premier surpris. Le jeune homme avait pris des cours de danse avant la représentation finale. Quoi de plus normal ? Bien que cela étonnait fortement les invités qui étaient que trop habitués au coté gamin d'America. Quelque chose de plus surprenant éblouissait les spectateurs et les figurants, le visage du jeune garçon aux cheveux châtains affichait une expression sérieuse comme un adulte. Tout le monde restait hébété face à ce miracle, est-ce qu'une telle chose pouvait être possible ? Qu'a t-il mangé avant la représentation ? Un gâteau qui aurait été fait par une substance blanche, autre que la farine ou le sucre ? Personne n'en était sûr, cependant, ils étaient tous surpris par l'allure de l'américain qui lui procurait un air à la limite du sexy.

- Hum …. Nyahahahahahaha ! Sinon quoi de beau ? What's up ?

Les gens se figèrent en redécouvrant la vraie nature d'America. Il était définitivement mignon voir quelques fois beau, mais sinon la plus part du temps c'était un imbécile. Le jeune homme voulait juste briser cette ambiance pesante. ''Sa cavalière'' semblait ailleurs. Quitte à faire quelque chose, il vaut mieux rigoler tout en le faisant à fond ! pensait-il en souriant. Alors qu'il tournait avec le finlandais, il vit l'expression énervé de son supérieur qui aurait voulu qu'il fasse un peu plus ''prince'', mais bon dans la vie, on ne peut pas tout avoir ! Voyant le temps de réaction du travesti, il se demanda ce qu'il allait bien pouvoir dire. Ce fut alors que le tableau de choix réapparut à ses cotés. America esquissa un sourire et s'empressa de lire ce que le mauvais jeu de drague lui proposait de beau.

  • Vous habitez chez vos parents ?
  • Venez, quittons cet endroit et allons chez moi !
  • T'sais que t'as de beaux yeux toi ?!
  • Ne rien dire


Hum … Tout cela était bien intéressant. Qu'allait-il bien pouvoir choisir ? La deuxième option lui faisait un peu peur tout de même, faut dire qu'il avait oublié de ranger sa maison. La quatrième lui semblait un peu bête, dire : « Ne rien dire », c'est comme si on disait quelque chose... Pensa t-il. Oui, ce n'était malheureusement pas une flèche. Le premier choix pouvait paraître bien trop indiscret, quant à la troisième option, America trouvait que les yeux de sa pseudo Cendrillon n'avaient rien d'incroyable. Tous ces choix le laissaient perplexe. Rien n'allait réellement le sortir de la situation. Après mûrs réflexions et plusieurs pas de danse, le prince fit son choix et cliqua sur le tableau à choix imaginaire. America esquissa alors un large sourire et d'une voix gamine il demanda :

- Alors … Vous naviguez chez vos harengs ?

Ah ~~ Le romantisme à l'américaine ... Les invités se statufièrent face à cette réplique mal prononcée. Ce n'était absolument pas dans le script. Le boss de l'américain fit des signes de colère à sa nation pour lui expliquer d'arrêter de faire de l'improvisation. Cependant America ne remarqua pas son supérieur fou de rage et continua sa valse avec sa Cendrillon tranquillement. Tout ceci allait presque lui faire oublier de jeter un coup d'œil à la pendule pour surveiller l'heure, ça allait bientôt être le fameux moment où la belle Cendrillon partira en courant tout en oubliant une de ses pantoufles de verre. Dur, dur d'être une femme finalement ... se dit-il en imaginant la douleur de se tenir sur des talons en verres, cela ne devait pas être bien confortable.

Finalement, cette scène lui semblait bien ennuyeuse. Le jeune américain continuait de danser avec son/sa partenaire, mais cela n'était pas amusant aux yeux du prince du bal. Alors qu'il tournait, il aperçut à nouveaux le bel invité qu'il avait remarqué quelques temps avant. Il le trouvait vraiment très mignon et lui offrit un sourire de héros comme America aimait tant les appeler. Puis il vit soudain la tête énervée de son boss. Comme notre prince et sa princesse ne faisaient que tourner dans leur danse, il vit chaque fois successivement le charmant invité et ensuite son supérieur qui lui faisait signe d'arrêter de regarder ailleurs et qu'il ferait bien mieux de voir sa princesse.

Dans une ultime tentative pour faire réagir sa princesse peu loquace, il s'approcha de l'oreille du finlandais et prononça de façon à ce que lui seul puisse entendre :

- Regarde, Sealand et Sveden te regardent, mets y plus d'entrain, tu es en présence d'un héros !!!

Il se mit tout à coup rire comme il en avait l'habitude. Notre héros ne savait bien sûr pas si c'était vrai ou non mais tant que ça pouvait faire bouger sa princesse, ça valait le coup de tenter. Alors que la valse continuait de plus belle, America entendit un drôle de son se répéter trois fois. De suite, il conclut que c'était déjà l'heure fatidique. Il attrapa par les bras le finlandais et de manière dramatique, il s'empressa de dire :

- Tu dois t'en aller ! Sauve ta vie Cendrillon !

Son boss l'insulta. Ce n'était pas à lui de faire ça et la réplique n'était pas tout à fait ça, il s'était sans doute trompé en lisant le script et enfin ce n'était pas les douze coups de minuit mais des personnes qui trinquaient tranquillement. America devint rouge, mais il se rattrapa grâce à son rire et reprit Finlande pour finir la valse. Que c'était long tout de même. Quand tout cela allait-il finir ? Pourvu que se soit pour bientôt ... Se surprit-il à penser tout à coup. Mais le spectacle devait continuer tant que minuit ne se serait pas manifesté.

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MessageSujet: Re: Event : la scène du bal [pv : Suomi]   Lun 16 Avr - 20:19

    Tu n’es pas très convaincant, Tino, dans ton rôle de gonzesse. Certes, de l’extérieur, tu ferais presque illusion, mais la tronche que tu tires quand tu abandonne ton sourire ferait même reculer le russe. La voix de l’américain a gentiment tendance à te taper sur le système, et tu ne comprends pas le quart de ce qu’il te raconte. Tu y mets de la mauvaise volonté, Tino. Tu soupires, tu es loin de la princesse idéale. Tu passe peut-être inaperçue face à la réplique idiote d’Alfred qui fait soupirer les invités. Tu as une bonne grosse envie de cracher à la figure des autres donzelles qui te fusillent du regard. D’habitude, celui qui fusille, c’est toi. Tu sais que tu es ridicule, ce n’est pas la peine qu’elles en rajoutent, ces dindes. Si on t’avait posé la question, laissé le choix, tu serais venu, mais en costard, sans truc de chochotte dans les cheveux, sans ces souliers de vair qui t’explosent joyeusement les orteils. Tu souffres Tino, tu plains les femmes, d’un seul coup, tu savoureras mieux ta condition d’homme, après ça.

    « Alors … Vous naviguez chez vos harengs ? »

    Ok. Là, tu exploses de rire. Tu glousses comme une dinde, essayant de retenir un éclat pas vraiment classe. Tu as le rire nerveux d’une fillette, mais là, c’est vraiment difficile de te retenir. Tu essaies de faire passer ça pour un gloussement amusé, un truc que n’importe quelle jeune fille en fleur pourrait faire en présence du prince charmant. Réaction normale que tu as vues dans des films à l’eau de rose, réaction banale et sourire plein de fleurs. Ton boss serait fier de toi, s’il n’était pas déjà en train de cuver dans un coin. Comme tu aimerais faire comme lui. Ou mieux. Fausser compagnie à Alfred et aller te changer. Mais c’était pas encore l’heure, non, pas tout de suite, attends un peu, Tino.

    « Regarde, Sealand et Sweden te regardent, mets-y plus d’entrain, tu es en présence d’un héros ! »

    Ta réaction est immédiate. Tu tournes la tête et tu croises le regard d’orage de celui qui te considère comme sa femme. Tu sens le rouge te monter aux joues, tu te sens encore plus ridicule, avec lui qui te regarde, toujours aussi inexpressif, avec son air de constipé perpétuel qui te foutait la trouille au réveil. Tu déglutit, et tu jettes un regard noir à Alfred. Tu lui en veux de t’avoir signalé ça, alors même que tu ne t’inquiétais plus du suédois. Tu réponds alors sur le même ton, un grand sourire aux lèvres pour faire illusion, mais tu détaches soigneusement chaque syllabe.

    « Fuck you. FUCK YOU. » *

    Tu espères que personne n’ait entendu la douce Cendrillon faire preuve d’autant de vulgarité, et tu affiches un air ravi et charmé de donzelle séduite par la classe américaine. Tu évites le regard de Berwald, mais tu sais qu’il est posé sur toi, et ses yeux te brûlent la nuque. Tu respires doucement, tu surveille la pendule du coin de l’œil et tu te dis que cette corvée va bientôt s’achever. Tu n’auras pas profité de la fête, mais tu auras rempli ton rôle. Tu te feras certainement une orgie de salmiakkis en rentrant chez toi, ou un sauna, histoire de te détendre après cette épreuve. Et un massage de pieds, tiens. Tu ne rêves que de ça. Tu te dis que tu as bien fait de refuser le corset, tu ne l’aurais pas supporté. Et cette robe te pèse sur les épaules. Tu te demandes alors comment faisait Norja pour porter des trucs pareils à l’époque de l’Union de Kalmar, et tu plains Islanti qui était obligé de les supporter contre sa volonté. Tu es alors surpris par l’over dramatisme d’Alfred.

    « Tu dois t’en aller ! Sauve ta vie Cendrillon ! »

    Et là, tu ne comprends pas de quoi il parle. Depuis quand Cendrillon est-elle en danger au bal ? Elle ne risque pas simplement de se retrouver en souillon en plein milieu ? Tu ouvres des grands yeux étonnés, et avant même de pouvoir dire quoi, tu entends le rire tonitruant d’Alfred et tu recommences à tournoyer. Tu te poses un instant quelques questions sur la santé mentale de l’américain, et tu te concentres sur tes pieds, pour éviter de lui marcher dessus. Car déjà que tu as l’air ridicule, si en plus le pauvre américain doit supporter tes talons, ça va pas le faire. Tu comptes les secondes, et tu croises le regard enjoué de Peter, qui semble ravi d’être là. Tu lui adresses un sourire sincère. Si ça a amusé le petit, c’est que cette soirée n’aura pas servit à rien, et c’est tout ce qui compte quand tu remarques que l’aiguille se rapproche du minuit.

    DONG.

    Premier coup. Il est temps pour toi de finir sur une jolie note.

    « Oh ! Je dois partir ! »

    Tu t’écries, tu prends un air effaré, tu fais mine d’hésiter et de te faire ramener à la raison par le second coup. Tu soulèves le bas de ta robe qui traîne par terre et te mets à courir vers la sortie. Tes talons claquent sur le sol immaculé de la pièce, puis du hall. Tu t’essouffles vite, tu ne sais pas courir avec des talons, et tu manques de tomber plusieurs fois. Tu te sens encore plus ridicule qu’avant mais tu sais que dans quelques secondes tu seras réfugié dans ta voiture. Tu descends quatre à quatre les escaliers, oubliant presque de laisser une de tes chaussures au passage. Tu la balances derrière toi en marmonnant un « perkele » bien senti entre tes dents. Tu te jettes ensuite dans la voiture, aplatissant l’énorme crinoline sur tes genoux en soupirant. L’autre chaussure est vite jetée sur la moquette de l’habitacle et tu soupires de soulagement. C’est enfin fini, à toi le lit douillet sans perles, soie et vair.


* Références au FEP, Floride la voulait 8'D
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MessageSujet: Re: Event : la scène du bal [pv : Suomi]   

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