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 Ordre Royal, rencontre imprévue. [Pv : America]

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England

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MessageSujet: Ordre Royal, rencontre imprévue. [Pv : America]   Mar 3 Mai - 14:11

La matinée bien entamée, nul bruit ne venait rompre la quiétude de ce paysage foncièrement britannique. Les rayons d’un soleil omniprésent soulignaient la splendeur d’une floraison avancée, en cette saison estivale où Dame nature revêt ses plus beaux apparats, en cette saison où l’Angleterre rayonne davantage encore. Comble de bonheur, cette pluie retord faisant partie prenante du patrimoine Anglais, si l’on puis dire, ne daignait pas se profiler à l’horizon. Le Ciel restait d’un bleu sans nuances.
La journée s’annonçait des plus banales, joliment banale toutefois.
Le jeune Anglais confortablement installé à l’extérieur de sa propriété, s’imprégnait avec délectation de ce calme ambiant. Cette ataraxie, il la bénissait et ne l’effleurait que trop rarement à son goût. Toujours pars monts et pars vaux, toujours confronté à l’incompétence de son entourage, le jeune homme ne s’autorisait que très rarement ces même instants de sérénité. L’Anglais poussa un soupire de contentement, et parallèlement un léger sourire se dépeignit sur ses traits, moins stricts qu’à l’accoutumée devant la constatation suivante : «Arthur, tu es seul et ma foi, parfaitement tranquille.»
Soigneusement il s’en saisit d’une tasse de thé, qu’il porta avec raffinement jusqu’à ses lèvres. Toujours le même soucis du détail dans ses gestes, le protocole était une chose fondamentale. Après quelques gorgées de ce breuvage qu’il affectionnait tant pour ses vertus délassantes, il reposa avec la même minutie la tasse sur la table prévue à cet effet. Les yeux clos, il laissait avec joie les rayonnements du soleil parcourir son visage. Lorsque les bienfaits du thé finirent par se dissiper, le jeune homme prit soin de compenser cela grâce à l’un de ses passe-temps favoris, la lecture. L’anglais prit avec attention un ouvrage sélectionné au préalable, et s’arrêta un instant en observant sa couverture. Une activité calme, qu’il lui était impossible de pratiquer en compagnie de certaines personnes, fort de cette certitude, un nom survint immanquablement dans ses pensées : America. Aussi futile que ce raisonnement fut, un flot de souvenirs imprégna aussitôt le jeune homme, toutes ces fois où il avait tenté de le divertir, toutes ces fois où il lui avait fait la lecture s’imposèrent dans son esprit.
Ces instants là, il les maudissait.
Un rire sarcastique retenti au beau milieu de ce paysage assoupi. Un rire cassant à l’encontre même de son utilisateur. Il voulait se faire réagir. Le jeune homme arborait toujours cette mine fière, distante, cette attitude qui le rendait tant insubmersible que détestable aux yeux des autres, cependant intérieurement, il se déchirait. D’un geste vif, comme s’il voulait chasser toutes ces pensées par l’intermédiaire de sa gestuelle, il reposa brusquement le livre sur la table et reprit sa tasse en main. Il finit sa tasse, et laissa s’extraire de ses lèvres un second soupire, bien moins guilleret. Puisqu’il était seul, mais qu’il n’avait besoin de personne, où était le problème ? Il n’y en avait pas, et il n’y en avait jamais eu. La fierté du britannique, elle ne l’abandonnait pas et ainsi lui dictait-elle de ne pas se laisser aller à la mélancolie, il était plus robuste que ça et en avait connu bien d’autres, du chemin seul il en avait parcouru et seul il en parcourrai, sans embûches. Tâchant de se délasser comme il se doit, il se posa un instant pour admirer ses jardins, si adroitement ordonnés, son visage se décrispa sensiblement, devant la sensation de réussite que lui procurait cette vision d’ordre couplé de raffinement.
Ces bons sentiments ne durèrent toutefois qu’un temps, une fois irrité, ce dernier était impossible à satisfaire pleinement, et il en avait conscience. Son moral était atteint pour la journée, au bas mot. Sauf si un miracle survenait, seulement les fées étaient absentes sur l’heure… Cela promettait.
Soudain, un bruit sourd vint pourfendre le silence pourtant bien instauré. Sorti de ses pensées noires, Arthur sursauta légèrement et reconnu après quelques secondes la sonnerie de ce fucking téléphone.
En maugréant il se releva de son siège et chemina d’un pas sec vers cette appareil maudit, qu’il décrocha, déjà las. Le Britannique s’attendait à tout, au pire, mais certainement pas à cela. Ce dernier écarquilla les yeux, laissant l’émeraude de ses iris s’élargir en conséquence de son étonnement. D’une voix sèche il répliqua à son interlocuteur au bout d’un certain laps de temps.


« Et c’est pour cela que vous me contactez ? Vous rigolez, rassurez-moi ? Cela peut-être résolu par quelqu’un d’autre !»

L’assurance de L’Anglais était indéniable, le déranger pour si peu n’était pas véritablement recommandé. La voix au travers de l’appareil se fit hésitante, puis rétorqua faiblement.

« C’est que… La Majesté compte sur vous… Mister Kirkland.»

L’expression du visage de l’anglo-saxon se transforma aussitôt, le sens du devoir en un sens prit le pas sur la stupidité de cette situation. Serrant légèrement le téléphone, il reprit.

«C’est entendu, je m’en charge. Que sa majesté soit rassurée.»

Et c’est sur ces mots que l’Anglais coupa court à la discussion, en raccrochant purement et simplement. Non sans une légère formule de politesse, il va sans dire.
Ainsi lui avait-on confié une mission à l’importance dérisoire. Un des chiens de la Reine semblait en effet introuvable, et le vol semblait la piste la plus envisageable. Premièrement excédé d’être mit sur une affaire pareille, il changea rapidement de pensée. En effet s’attaquer aussi petitement que ce soit à la couronne britannique était inacceptable, et il était de son devoir que d’y pallier !
L’Anglais irrité passa rapidement son par-dessus, chaussa des bottes plus appropriées à la marche et sorti aussi prestement de son précieux manoir, y laissant sans doute tant son thé que sa tranquillité. En s’enfonçant dans les ruelles d’un pas décidé, ses pensées se succédaient quant à celui qui aurait pu commettre pareil forfait.

«Quel peut-être l’abruti qui s’amuserait à dérober un chien, royal qui plus est…»

Son attention fut soudainement captée à l’embouchure d’une ruelle donnant sur un parc, Hyde parc précisément, un des majestueux agréments Londoniens. Il lui sembla distinguer la silhouette d’un homme, accompagné d’un chien répondant à la description en sa possession. Ni une ni deux, l’Anglais l’interpella sur un ton relativement inamical.

«Vous là-bas, que faîtes vous avec cet animal ?»

Le pauvre Arthur n’avait pas encore reconnu cet homme, qu’il connaissait pourtant très bien…

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MessageSujet: Re: Ordre Royal, rencontre imprévue. [Pv : America]   Mar 3 Mai - 16:37

America était dans sa petite maison en compagnie de son extraterrestre Tony. Ils avaient passé les premières heures de la journée à jouer aux jeux vidéos. Une création fort passionnante pour l'américain et cette chose non humaine. Ils avaient dans leurs mains des manettes et semblaient appuyer sur n'importe quel bouton et rapidement. Ils étaient face à la télévision où on voyait des voitures roulées à pleine vitesse.

<< Ouais ! Ouais ! Le champignon ! Ouais ! Attention au loup garou Tony ! Non ! Non ! Tony ! Tony ! Prend la fiole vitale pour te sauver ! Ouais ! Ouais ! Attention le boss, il a 400000 Points de vie ! Attention ! Attention ! Il a un flingue ! NOOOON ! >>

Comme vous pouvez le voir, America était à fond dans le jeux où le scénario était si complexe que le contexte était incompréhensible. Mais en bon Américain, Alfred aimait les jeux pas prise de tête où il y à des explosions et des femmes à moitié dénudée. Quand il jouait il n'était plus le même homme.

<< Game over ! You're the looser !

- Aaaaaah Tony si tu avais pris la super route rapide à droite et que tu avais répondu ''oui'' à la question, la demoiselle aurait enlever son t-shirt et on aurait trouvé le fameux trésors de pirate de Shaks le roux et ensuie on aurait gagner trois shurikens ....>>

America tiré une tête abattue, il était triste, il avait avancé sur son jeux et il a été tué avant d'atteindre la sauvegarde. Il fixa son Tony avec ses yeux piqués de larmes. Il retenait ses larmes du mieux qu'il pouvait mais il lâcha tout. Il balança sa manette et se mit à crier :

<< Hahahahahaha ! De toutes façons, ce jeux il est nul, allez faut que je fasse autre chose ... >>

Il s'arrêta trente seconde et resta figé en train de sourire.

<< Mais que faire ....>>

America leva les yeux au plafond comme un gamin qui chercherait des réponses. C'est alors qu'il pensa à son ex-grand-frère : England. Des souvenirs lui reviennent, des bonnes et des moins bonnes. Il pensa à tout ce temps où il avait appris des choses avec lui. Il baissa la tête d'un air triste et resta silencieux.

<< Je sais ! Je vais lui rendre visite !!! Hahahahaha ! >>

Cria t-il en souriant. America prépara ses baguages en vitesse et partit avec sa moto pour aller à l'aéroport le plus proche. Il accourra vers le guichet le plus proche en criant :

<< Un billet pour Londres et vite !

- Oui monsieur ! Le prochain vole est pour demain !

- Heiiiin ? Comment ça ??? Je veux y aller maintenant moi ! >>

Il partit rapidement vers le hangar à avions pour en réquisitionner un. Il entra dans le premier avion et commença à décoller. Il avait l"habitude des avions, il en avait piloté plusieurs lors des guerres. Il fonçait comme un dingue, il rigolait en même temps comme si tout ça était un jeux.Quand il remarqua qu'il était en Angleterre, il cracha son avion dans un parc londonien où il n'y avait personne. Il avait survécut au crache et en sortant de son appareil en feu, il avait le sourire aux lèvres et sortit de sa poche un portable et composa le numéro des pompiers.

<< Allo les pompiers, il y à mon avion qui brûle si vous pouviez venir ... Hahaha >>

Après avoir raccroché, America se changea d'habits, ceux qu'il portait était en cendre ou presque et on pouvait voir avec distinction ses carreaux de chocolat. Quand il finit de se changer, il partit pour chercher England. En parcourant les rues, il remarqua qu'il comprenait ce que les gens disaient, il avait oublié que les anglais et les américains parlaient la même langue. Alors qu'il commençait à se perdre, il vit un grand château avec des gardes habillés en rouges. Derrière eux, il y avait un jardin où des corgis se déplaçaient librement. Il s'approcha d'eux et d'un ton de gamin de six ans, il dit :

<<Comme ils sont cute ! Ils sont trop mimis ! Bon je dois chercher England moi ! >>

Alors qu'Alfred s'éloignait petit à petit de l'endroit très bien gardé, il remarqua qu'un petit chien l'avait suivi. Il se retourna et se baissa pour le carresser. Puis America se releva pour continuer sa route et remarqua que le chien le suivait toujours. Il se baissa une fois de plus mais cette fois, c'était pour le prendre dans ses bras.

<< Bah tu me suis ? D'accord ! Je vais te donner un prénom euh ... George ! >>

Il continua à marcher en compagnie de George quand il remarqua une voix qui lui était bien familière Mais il ne se retourna pas pour autant. Il entra dans une foule très épaisse et faillit se perdre mais il n'entendit plus quelqu'un criait. Mais il remarqua, cinq minutes après et se retourna et ne vit qu'une foule.

<< Oh ... Quelqu'un a parlé d'animaux non ?! >>

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MessageSujet: Re: Ordre Royal, rencontre imprévue. [Pv : America]   Mar 3 Mai - 19:16

Après un instant d’immobilité du à la surprise de ne recevoir aucune réaction, le jeune Anglais laissa une nouvelle fois s’exprimer son ressenti par le biais d’un mouvement d’humeur. Frappant de son pied le sol. Un léger « baka » fut perceptible. L’homme qu’il avait préalablement interpellé lui avait en effet honteusement faussé compagnie, sans même se retourner. C’était à la fois rangeant et désobligeant, la bienséance est-elle si profondément enterrée ? L’Anglais ne s’apitoya pas davantage sur la maltraitance qu’opère la jeunesse vis-à-vis des convenances, et d’un pas soutenu s’engouffra à son tour dans la foule où avait disparu il y a peu, ce fauteur de troubles notoire. En prenant soin de ne bousculer personne, il se fraya un chemin au milieu des passants. Il avait après tout une mission. L’homme qu’il suivait n’était plus très loin.
Tout à coup le britannique se figea littéralement. Ce blouson d’aviateur caractéristique, cette chevelure blonde comme les blés, cette attitude oscillant entre l’hyperactivité et l’enfantillage… Il n’y avait pas l’ébauche d’un doute, il s’agissait bel et bien de lui. America. L’Anglais serra les poings, en proie à un certain trouble. Sa journée était déjà assez mauvaise, pourquoi fallait-il qu’il le croise de surcroit ? Lui, qui personnifiait à lui seul l’ensemble de sa nostalgie. Mieux valait ne pas le voir, toutes leurs entrevues finissaient en une rixe verbale, ce qui blessait toujours davantage Arthur. Le sujet de son indépendance était un problème encore bien trop vivace dans son esprit. Pas prêt pour autant à tourner les talons -Un Anglais ne fléchit jamais- le jeune homme après une profonde expiration, se résolu à aller lui toucher deux mots. Il fallait bien récupérer ce chien, et le sermonner au passage. En une foulée soutenue, il le rattrapa, puisque ce dernier ne courrait pas, et lui fit face en arborant une mine fière et assurée tout autant que distante. Pas question de laisser ses états d’âme l’emporter sur lui. Il le salua brièvement, sur un ton plus cordial qu’aimable.

« Hello, America. »


Arthur aurait voulu se montrer plus agréable. Pire, il aurait clairement voulu lui dire qu’il lui avait manqué. Mais, cela il ne l’admettra pas, et ces mots ne sortiront jamais de ses lèvres, plus jamais. En serrant davantage le poing, il réussi à se délester de cette idée saugrenue. Personne ne pouvait manquer à l’Anglais, puisque par définition, il n’avait besoin de personne. Même pas de ce frère, qu’il avait perdu. C’est-ce qu’il aimait à se répéter. L’ironie est une alliée appréciable dans ces situations là, cela aide à prendre les choses sous un œil plus distant, voilà pourquoi, au risque de paraitre plus détestable encore, il l’employa.

« Tu es donc devenu kleptomane en plus du reste ? Que fais-tu avec ce chien ? Il appartient à sa majesté la Reine. »


Il avait versé ces quelques mots sur un ton neutre. Bien évidemment, il savait que l’Américain n’était pas un voleur, mais il se devait de lui indiquer la nature de son acte. Un soupire plus tard, le britannique en était arrivé à la conclusion rassurante que le chien de son altesse ne risquait rien. Mission Complete, en soit. Tout du long de leur entrevue, le Britannique n’avait regardé que succinctement son interlocuteur. C’est au moment où il examina l’animal fugitif, et qu’il daigna ensuite, enfin porter son attention sur l’homme qu’il fit un état des lieux rapide. Et là, son expression changea du tout au tout. A nouveau figé, ses yeux l’étaient tout autant. L'Anglais était observateur. Bien que les vêtements de l’Américain soient en tout à fait bon état. Son état général laissait présumer d’un accident. Son visage en effet, était égratigné, et ses cheveux très légérement brûlés. Arthur, au comble de l’inquiétude envisagea l’espace d’un instant un « Crash » quelconque, ayant conscience du tempérament aventureux du jeune homme, mais il se hâta de faire disparaître cette idée effrayante de ses pensées. Les traits de l’Anglais se crispèrent consécutivement à son angoisse, il était peut-être blessé, souffrant, mal en point ! Ne pouvant lutter davantage contre son naturel protecteur l’enjoignant à prendre de ses nouvelles, lui hurlant de se préoccuper de son état de santé l’Anglais céda au bout de quelques secondes.

« Alfred..! Que t’est-il arrivé ? As-tu mal quelque part ? Baka, quand apprendras-tu à faire attention à toi ?! »

Le Britannique gesticula légèrement en s’exprimant, c’est ainsi qu’il manifestait son anxiété. Son attitude avait complètement changée, mais une fois sur que l’Américain se portait bien, il se reprendra aussi sec. C’est-ce qu’il se disait.

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MessageSujet: Re: Ordre Royal, rencontre imprévue. [Pv : America]   Jeu 5 Mai - 12:17

Alors que l'américain accompagné de son nouvel ami George traversait une grande foule, il reconnut une silhouette. C'était un jeune homme aux cheveux blonds et courts et aux yeux verts. Le détail qu'il vit tout de suite était l'étrangeté de ses sourcils. Mais oui c'était bien England ! Lui qui avait passé un certain moment à le chercher voilà qu'il était venu de lui même. Quel chance il avait ! Il arriva devant America et dit :

« Hello, America. »

Mais avant qu'il ne puisse répondre pour le saluer, l'anglais serra le poing et dit :

« Tu es donc devenu kleptomane en plus du reste ? Que fais-tu avec ce chien ? Il appartient à sa majesté la Reine. »

C'est alors qu'America réfléchit... Il n'avait pas kidnappé ce chien, il n'était pas un voleur, en plus si le chien avait suivi quelqu'un d'autre ça aurait pu mal finir... Non America n'est 'pas un kleptomane ! C'est un HÉROS !!! OUI, il était le sauveur de ce chien, c'était un acte héroïque. America était donc un grand héros du moins c'est ce qu'il se disait. Mais il était intrigué par ce que son ex-grand-frère disait : Ce chien n'appartenait pas à sa majesté, c'était George ! L'américain remarqua que England le regardait bizarrement et avant qu'Alfred ne dise quoi que se soit, l'anglais se précipita pour lui dire :

« Alfred..! Que t’est-il arrivé ? As-tu mal quelque part ? Baka, quand apprendras-tu à faire attention à toi ?! »


Alfred se demanda tout à coup pourquoi Arthur semblait soucieux de son bien être. Il réfléchit quelques secondes car il ne se souvenait plus trop pourquoi il avait le corps un peu brûlé. Après cette courte réflexion il se souvenu de la cause.

<< Aaaah oui !!! Oh England ... Tu sais ... C'est presque rien ...>>


Il arrêta de parler pour trouver une bonne tournure de phrase. Et pour dire en douceur que le parc où il a attiré avec violence était peut être en flamme.

<< Je me suis juste craché avec mon avion dans un parc pas loin ! Si il y a encore des flammes c'est à cause des pompiers qui n'ont pas suffisamment d'équipement pour éteindre le feu ! Tu devrais augmenter leur budget tu sais ?! >>


America disait tous ça avec son sourire habituel de gamin. Mais après quelques minutes de silence, il oublia ceci et se mit à aborder le sujet du chien qui était à première vue royale. Il serra très fort dans ses bras le jeune chien qu'il venait de trouver et qu'il lui avait déjà un nom : George comme certains présidents américains.

<< C'est pas un chien royale, c'est pas parce qu'il ressemble aux chiens que j'ai vu près de l'édifice bien gardé et que je l'ai trouvé pas loin de cet endroit, qu'il est royale ! En plus il a un nom, il s'appelle George ! Alors appelle le comme ça !!! >>

Il leva les bras pour montrer son nouvel ami à son ex-grand-frère et pour lui prouver que ce n'était pas lui, du moin c'était ce qu'il pensait.

<< Non mais regarde le, je suis sûr que c'est un chien sauvage ! Il ressemble à un dur et à un vrai ! En plus George est mignon tu ne trouves pas ?! >>

Alors que l'américain câlina son George et disant des : "so cute ! so cute !", il n'avait pas une seconde remarqué que le chien avait autour du cous un collier avec le blason de la famille royale d'Angleterre.

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MessageSujet: Re: Ordre Royal, rencontre imprévue. [Pv : America]   Ven 11 Nov - 23:24

L’Anglais bourgeonnait dans sa barbe. Il y avait des journées comme cela. Des jours damnés où tout s’agence mal. Vous vous trouvez confronté à une multitude de problèmes tous plus abracadabrants les uns que les autres. Pauvres de vos nerfs. Cela non sans être privé de la senteur parfumée d’un thé jeunement infusé. La crispation est somme toute légitime. Et pour finir en apothéose vous voilà confronté à une situation qui vous désarçonne. Qui annihile honteusement tous vos efforts de solidité & de distance en l’occurrence. Alors que vous détestez perdre, ou revenir sur ce que vous avez décidé.
En somme oui, vous rompez. Que l’angoisse règne sur les anciennes terres de la froideur.
Une seconde ? Arthur s’extirpa lui-même avec violence de ses pensées, ainsi que de ses critiques épicées. Que cela sonnait faux. Honteusement faux ! Le représentant de l’hégémonie ayant conquis les Sept Mers, celui de la couronne Britannique ainsi que de sa splendeur, ne rompt devant rien. Et certainement pas devant un jeune idiot couplé d’un inconscient. Un triple idiot pour être plus exact.
Il regagna donc un semblant de calme, enorgueilli tout légitimement. Prenant la mesure du fait que s’il tenait droit sans mal, c’est que sa santé suivait et qu- Il marqua un arrêt. Souligné explicitement par un froncement de sourcils. Et puis il n’en avait rien à faire, voilà tout. Comme s'en serait vanté le principal intéressé, Arthur n'avait désormais plus aucun lien vis-à-vis de ce fauteur de troubles notoire. Alors, quoi que son destin puisse décider, la sentence lui serait parfaitement égale. Il avait déjà gaspillé bien trop de son potentiel d’anxiété sur ce sujet. Définitivement clos.
Et pourtant, l’espace d’une poignée de secondes après, un deuxième soupire long et marqué se fit entendre. Le blond s’impatientait en effet, devant la lenteur de son interlocuteur à lui décrire sa mésaventure, ainsi que devant son air détaché vis-à-vis de ce qui pouvait être un accident qui sait. Le connaissant nous ne sommes à l’abris de rien, sauf de la normalité et à fortiori de quoi que ce soit de bien. Certes.
Minute. Non, il ne s’inquiétait absolument pas ! Un grincement de dents rageur retentit à son tour, soulignant son mécontentement. Et Arthur fusilla le jeune blond du regard, comme s’il était le coupable direct de tous les désagréments possibles et imaginables qu’il vivait. De sa non-accession au calme à son honteuse ‘faiblesse‘. D’ailleurs il était coupable, assurément. Sous le regard sombre de l‘Anglais, ce dernier daigna enfin formuler des mots. Des mots qui ne trouvèrent aucune cohérence aux oreilles du dit Britannique. Rien à faire, ce dernier pouvait les coordonner de toutes les façons, le sens lui échappait. Ou plutôt le fuyait-il. Après tout, Il n’était tout de même pas assez stupide pour avoir occasionné à lui seul des dégâts si conséquents, pour ne pas être resté sur les lieux afin de prêter main forte aux autorités, pour ne pas s’être le moins du monde inquiété de sa santé, ni même pour s’être accaparé un animal ! … Sans compter le chien entre ses bras.
Essai d'utopisme désarticulé. Les iris verdoyants du blond s’exorbitèrent et il demeura figé devant la scène. Mais quel idiot. Mais quel pauvre idiot. L’Anglais porta une main à son front, ouvertement affligé. Il devait trouver une solution à tout cela et rapidement. L’étrangler n’en étant pas une, bien que l’envie soit diablement tentante. Vite, une solution. Pour le salut de son intégrité mentale tant que pour la sécurité de ses concitoyens. Qui plus est, Alfred devait être examiné For God’Sake ! Il revenait d’un crash, pas d’une promenade de santé !
Il se posa tant bien que mal donc. Et en vint à la conclusion que chacun de ces problèmes -Ou devrait-on dire « chacune des étapes de l’œuvre d’un abruti »-devait être résolus de manière dissociée et par ordre d’importance. Un coup d’œil rapide à l’horizon, et le retrait des pompiers par l’entrée du parc l’informa que l’incendie n’était plus une priorité. Bien qu’il en gardait amèrement le goût en travers de la gorge. Défigurer ainsi sa chère capitale. Il lui paierait ça, au centuple.
Et pourtant, et il préfèrerait mourir que de l’admettre, la première chose qu’il s’était employé à vérifier, et cela avant même l’ordre de sa chère city, fut une nouvelle fois la santé de l’idiot devant lui. Bref. Que ce problème soit réglé au plus vite ! Et qu’il puisse regagner la chaleur d’un foyer aux senteurs de Earl Grey, ainsi que le calme d’une vie bien ordonnée. Se rapprochant d’un pas lourd vers l’Américain, Arthur s’en saisit du chien par le collier, et le lui prit. La bête de pédigrée royal ne se débattit pas plus que cela, à croire qu’il était plus accoutumé à être porté, qu’à l’usage de ses propres pattes. Tout en lançant un regard tant lassé qu’empreint de scepticisme à l’animal en question, il marmonna d’un ton mal aimable, et cela sans même prendre la peine de redresser le regard vers l’Américain. Excédé.


« Ecoutes-moi bien. Tu vas me suivre, jusqu’au médecin le plus proche. En ne disant pas le moindre mot, en ne faisant pas le moindre geste de plus. Sinon je ne réponds plus de moi, You wanker. J’irai ensuite restituer cet animal à qui de droit. Et estimes-toi bien chanceux que je ne t’implique pas dans cette affaire. Tu es sauvé de justesse par le risque de l’incident diplomatique. »
Tournant déjà les talons, le chien entre ses bras il reprit, le plus acerbement du monde.

« Et surtout à l'avenir reste loin de mon pays, ainsi que de moi accessoirement. »

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MessageSujet: Re: Ordre Royal, rencontre imprévue. [Pv : America]   Sam 12 Nov - 20:43

America n'en croyait pas ses yeux. England venait de lui prendre George des bras, son tout nouveau ami aux poils soyeux et incroyablement bien entretenus, chose que son jeune esprit ne saisissait pas bien. Cet animal n'avait selon lui aucun maître comme le bon américain qu'il était, alors pourquoi vouloir le récupérer et surtout pour le rendre à qui ? George et lui devaient devenir amis, c'était injuste voir même impossible de vouloir le reprendre. Le héros qui était en lui devait faire quelque chose mais avant qu'il ne puisse lui réclamer son ami,

England lui ordonna de le suivre pour aller consulter un médecin. Alfred le regarda bizarrement, ne comprenant pas pourquoi il devrait voir un docteur, d'autant plus que ce ne sont que des sadiques armés de seringues. Il avait à première vue, complétement oublié qu'il s'était crashé quelques temps au par avant avec son avion. L'idée de se faire piquer par une seringue semblait être beaucoup plus abominable que de vivre un accident. Devait-il vraiment le suivre ? A choisir, il aurait préféré fuir sauf que filer à l'anglaise est un geste d'une extrême lâcheté et que ça égratignerait sa magnifique image de héros en puissance. America allait le suivre gentiment et en silence qui plus est ... Si il n'avait pas entendu ses dernières paroles :

« Et surtout à l'avenir reste loin de mon pays, ainsi que de moi accessoirement. »

Alors qu'il était déjà en train de le suivre, l'américain s'immobilisa. Il baissa la tête d'un air accablé et fixa le sol. Des questions s'imposèrent dans son esprit en bousculant tout le reste : "pourquoi m'en veut-il ?", "j'ai mal agi ?", "pourquoi dit-il ça ?", "il ne veut vraiment plus me revoir ? Même pas pour le 4 Juillet ?" ... Des disputes avec Arthur ça arrivaient tout le temps ... Des mots ont été criés voir même regrettés, des baffles ont volé, des coups ont déferlé et bien plus encore. La remise systématique sur le tapis de la guerre d'indépendance arrivait toujours dans les disputes à un moment ou un autre. Mais pas ça ... America supportait à peine l'évocation de cette guerre qui a été aussi désastreuse pour lui que pour l'anglais. Afficher un large sourire et voir son anglais préféré s'énerver rendaient les choses supportables. Mais là, Arthur n'était pas en colère, il était surtout attristé et là même il ne voulait carrément plus le voir. Regarder notre jeune américain était si horrible que ça ?

Alfred se sentit incroyablement coupable, tout était de sa faute. Pendant l'ombre d'une misérable seconde, il regretta le fait que se soit Arthur qui fut son grand-frère. Non pas qu'America fut malheureux pendant son apprentissage, bien au contraire mais il ne voulait pas rendre la vie de son ancien frère insupportable. Si il avait su, il serait resté seul afin qu'England puisse vivre sa vie de la manière la plus sereine possible car au fond c'était la seule chose que le jeune blond aux yeux couleurs océan désirait pour cette personne particulière à son cœur. Même si il aurait été beaucoup moins joyeux et que sa vie aurait été plus triste, voir qu'Arthur allait bien lui aurait suffit. Cependant le héros qu'il était ne pouvait pas remonter le temps au grand regret de l'anglais sans doute.

Il leva la tête rapidement vers son ancien grand-frère, les larmes lui piquant les yeux il se mit à hurler :

« Bah si c'est comme ça ! Moi non plus je ne veux plus te revoir et comme ça tu seras enfin heureux et tu arrêteras d'être amère avec les autres et ceux que tu aimes ou pas ! Vu que tu aimes être seul et bien reste le !!!»

A son tour, il tourna les talons et commença à prolonger la distance qui le séparait d'England. Alfred était alors bien décidé de faire ce qu'il avait annoncé et tout en versant quelques petites larmes, il était maintenant à trois ou quatre mètres de lui. America était fière d'avoir su être pour une fois ferme tout comme cette fois-ci ... Mais quelle fois ? Se demanda t-il tout en continuant à marcher d'un pas lourd et lent. Mais oui bien sûr : la fois où il a dû lui annoncer qu'il désirait son indépendance. Triste jour qui le sépara de son frère et maintenant Alfred avait réussi à le retrouver, il allait se séparait une fois encore d'Arthur mais cette fois-ci, quand est-ce qu'il allait se réconcilier avec lui ? Peut être 200 ou 700 ans, ou au pire jamais.

L'américain se retourna d'un coup et se jeta sur l'anglais en l'attrapant comme un jeune gamin qui cherche à rattraper son jeune frère pour ne pas le laisser partir.

« Pardonne moi ! Pardonne moi ! Tu es fâché à cause du parc c'est ça ?! Je te jure que je vais replanter un par un la moindre brindille d'herbe ! Alors ne m'en veut pas ! Quoi que j'ai fais, je trouverais le moyens de me faire pardonner ! »


C'était un moyen désespéré pour le récupérer. Alfred ne voulait pas encore à devoir revivre ça, non plus jamais ça. Les larmes aux yeux, d'un air candide, il fixa l'homme aux sourcils étranges en attente d'une réponse de sa part.

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MessageSujet: Re: Ordre Royal, rencontre imprévue. [Pv : America]   Sam 12 Nov - 23:28

« Bah si c'est comme ça ! Moi non plus je ne veux plus te revoir et comme ça tu seras enfin heureux et tu arrêteras d'être amère avec les autres et ceux que tu aimes ou pas ! Vu que tu aimes être seul et bien reste le !!!»

L’Anglais ne manqua pas de se statufier, le regard pénétrant dans un vide confus.
Heureux ? Arthur en aurait bien poussé un rire, un rire teinté d’une douloureuse ironie. Si toutefois sa gorge serrée; à l’instar de son cœur se tordant honteusement, lui avait permit de formuler le moindre son. La moindre plainte. Ses mots étaient plus percutants que toutes les balles pouvant cribler un corps. Plus destructeurs. Tellement plus.

Comme si lui faire dos n’était déjà pas assez douloureux. Alors que les émeraudes humides de l’Anglais étaient savamment cachées derrière de fines mèches, envahissant telle une cascade désarticulée, son visage fermé. Alors qu’il ne pouvait plus bouger d’une fraction de centimètres, malgré tous ses efforts les plus acharnés, malgré toutes ses injures intérieures. Alors même que de fines perles translucides vinrent heurter le pelage de l’animal tenu au creux de ses bras. Non, la pénitence occasionnée par sa fierté, son ignoble fierté n’était toujours pas finie. Il fallut que le son le plus détestable au monde rejoigne ses oreilles ; celui des pas de son cadet se dérobant à sa présence. Ce son même qui lui avait fait définitivement oublier toute notion de bonheur, il y a de cela deux siècles environ. Lorsque ses larmes se mêlèrent à la boue. Lorsque l’Américain ne devint à ses yeux gorgés d'eau qu’une ombre se mêlant à l’horizon lointain. Happé par cette pluie diluvienne. Un Horizon qui n'était pas le sien, lui condamné à rester au sol. Et il partait. Sans se retourner, sans se soucier d'avoir restreint un autre horizon que le sien.
Un Horizon dont il était le centre d'équilibre.

N’était-ce pas ironique. N’était-ce pas une œuvre de cynisme, même pour le Roi du genre. Comment osait-on lui parler de cette définition dont il ne savait plus rien ? Et dont il ne voulait plus rien savoir; Mais comment pouvait-on lui imposer une seconde fois, le retrait de la seule personne ayant jamais donné un sens à ce mot ?
Et ses pas résonnaient de moins en moins. Et il s’éloignait encore davantage. Arthur pencha plus encore la tête, ses filaments dorés finissant d’investir son visage, à l’expression dévastée qu’il voulait tant cacher. Parallèlement ses bras se replièrent, se crispèrent davantage autour de la petite bête bien imperméable au désarroi de son porteur. Quel idiot. Oui, Arthur était véritablement un idiot. Voilà, ce que ses pensées ne manquaient pas de lui signaler. En boucle.
Pourquoi était-il si atteint par l’éloignement d’avec son ex-protégé ? Lui n’ayant besoin de rien ni de personne. Et surtout, pourquoi ne pouvait-il se résoudre à se retourner, à gommer de lui-même cette distance qui le rongeait de l’intérieur ? En admettant que ce soit le cas.

For Christ’Sake. Bouge Arthur. Va rattraper cet abruti. Va lui exposer ta façon de penser ! Dépêches-toi. Ne reste pas là, replié sur toi-même à souffrir en vain, sans l’admettre. Hurle-lui dessus au besoin. Mais ne garde pas ces hurlements muselés au fond de ton cœur. Regardes, tu te fais du mal.
Tes larmes creusent de fins sillons le long de tes joues, et tes doigts serrés deviennent douloureux.
Tu es pitoyable, et tu enrages. Tu enrages de te sentir si faible. Seulement, cette complainte reste prisonnière de tes lèvres fermées, de tes dents crispées.
Seulement rien n’y faisait. La dureté de ses pensées ne put rien accomplir de plus. Ses jambes refusaient de s’actionner, et son visage de se redresser. Qu’il parte donc encore une fois. Comme cela au moins, il n’aurait plus rien à perdre. Plus rien du tout.
Et tout serait si parfait.

Soudain pourtant, et cela avant même que le Britannique ne puisse saisir la moindre information une vive pression agrippa son bras. S’y suspendant presque. Et voilà maintenant qu’après avoir connu les trombes d’eau, le vert forêt de ses iris subissait un profond tremblement. Tournant lentement et progressivement ce regard vers l’instigateur de ce geste, il n’en revint simplement pas. C’était impossible. Cela n’avait ni queue ni tête.
America.
Une image du passé l’assaillit aussitôt devant la mine décomposée du plus jeune ainsi que devant sa volonté de le maintenir près de lui. L’espace d’une seconde, il le revit âgé d’une douzaine d’années. Les mêmes gouttelettes en suspension au coin de ses fragments d’azur. Les mêmes mèches retombant plus chaotiquement encore que les siennes, le long de son visage attristé. Le suppliant pour qu’il ne le laisse pas seul face « aux créatures habitant dans le placard ». Ou plus tristement, lorsqu’il se suspendait de la même façon à lui, pour l’empêcher de quitter la maison. Pour l’empêcher d’aller guerroyer, et d‘être blessé. D’ailleurs, jamais Arthur n’avait quitté la résidence sans donner à Alfred sa promesse de lui revenir au plus tôt. La preuve, qu’il avait toujours été terriblement faible face à cette mine. La preuve également, que la seule place qu’il n’avait jamais rêvé de rejoindre était celle se trouvant aux côtés de l’Américain.

Perdu entre le passé et le présent, le réel et le chimérique, Arthur se fit presque bégayant. Adieu temporairement cette hautaine fierté.Il fut tellement surpris, que le susnommé « George » n’eut qu’un geste à esquisser pour s’extraire de sa poigne et regagner le sol le plus tranquillement du monde. Avant de s’y coucher lourdement. Au moins ne fuyait-il pas, il était bien plus enclin à savourer une sieste qu’une fuite faut-il penser.Rappelé à la réalité de cet instant par la succession des mots de l’Américain, ses yeux s’exorbitèrent plus encore. Si cela était simplement possible. Et, rapidement son regard se détourna légèrement de lui-même. Une pointe de gêne venant teinter à la fois ses joues, et ponctuer son attitude.C'est que cet idiot agissait n'importe comment ! En regardant toujours ailleurs, mais en fronçant légèrement les sourcils pour feindre un sérieux perdu depuis longtemps. Il tenta d'articuler quelques mots. Dieu, que ses larmes cessent de couler. Ce spectacle était abominable. Son sourire niais, bien qu'irritant, n'était pas fait pour quitter ses lèvres. Jamais.


"H-Hey, Calm down Alfred ! Disons que j'ai l'habitude de te voir causer des dégâts. Ce n'est... Pas si grave Je te pardonne, mais ne t'avise pas de recommencer, understood ? Alors, arrêtes... S'il te plait.


Oui, il avait même droit à un "s'il te plait". Mais disons-le encore une fois : Arthur avait toujours été faible face à ses larmes. Elles représentaient en effet, la chose qu'il voulait par tous les moyens éviter. A la suite de ces phrases résolument chancelantes, l'Anglais ne bougea plus. Du tout.

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MessageSujet: Re: Ordre Royal, rencontre imprévue. [Pv : America]   Dim 13 Nov - 17:42

« H-Hey, Calm down Alfred ! Disons que j'ai l'habitude de te voir causer des dégâts. Ce n'est... Pas si grave Je te pardonne, mais ne t'avise pas de recommencer, understood ? Alors, arrêtes... S'il te plait. »
Les mots qu'il prononça apaisaient doucement l'esprit de ce jeune américain. America l'enlaça comme il en avait l'habitude quand il était tout petit après chaque mécontentement. Après chaque dispute ou bien après chaque moment de grande tristesse et d'isolement, nos deux anciens frères se retrouvaient heureux de pouvoir à nouveau ensemble bien qu'aujourd'hui ce n'est pas pareille. Il ferma lentement ses yeux bleus, Alfred se sentait beaucoup plus serein grâce à lui. Cet instant, il aurait voulu qu'il ne se finit jamais, ça lui rappelait tellement de bons souvenirs de sa jeunesse quand il était une toute petite nation. D'ailleurs le jeune américain remarqua qu'il avait encore bien grandit, il le dépassait encore plus maintenant. Ahhh~~ Sa jeunesse ... Ça lui manquait un peu même si il ne l'avouera jamais à son ex grand-frère ...

America jeta un rapide coup d'œil à sa montre qui n'avait reçut apparemment aucun choc. De suite, il poussa légèrement England pour le regarder bien en face afin de lui dire au revoir.

« Ah c'est l'heure de CSI à la télévision ! Je file ! See ya !!! »

Il esquissa son sourire de gamin dont il en connaissait si bien le secret. Alfred commença à courir pour vite trouver une boite à image qui serait sur la chaine qui diffuserait sa série préféré. L'américain voulait savoir qui était le tueur de la petite Kelly qui rêvait de retrouver son père. Mais cela ne faisait aucun doute pour le jeune homme, c'était le jardinier avec un chandelier dans la piscine ! Puis avant qu'il ne perde de vue Arthur, il se retourna.

« Ah et ramène bien George chez lui je lui rendrait visite la prochaine fois !!! Bye bye !!!»

Puis il se retourna pour reprendre son chemin le plus normalement du monde.

Beaucoup plus tard ~~


La soirée avait commencé à tomber. Il avait fait le tour de Londres et avait quand même réussit à voir l'épisode qu'il voulait tant regarder. Et alors finalement c'était le grand-frère avec un fouet dans la chambre ... Quelle déception pour notre jeune américain qui aurait pourtant juré que c'était ce jardinier bizarre et son regard fourbe. Le plus choquant pour notre jeune blond c'est que l'épisode n'a pas duré autant de temps que d'habitude, il s'était fini en moins de deux heures (Note : en Amérique, il y a au moins cinq de coupure pub pour un épisode). Alfred n'avait plus d'avion pour rentrer chez lui et ne voulais pas prendre un avion anglais, surtout qu'England ne lui aurait certainement pas permit. Il n'avait pas d'argent pour aller à l'hôtel ... Bref il ne savait pas où dormir. C'est alors qu'America eu une bonne idée. Il s'empressa de retrouver la maison de son ancien frère et y entra sans aucun problèmes.

Ce n'était pas la première fois qu'il venait ici mais c'était arrivé si peu de fois. C'était surtout England qui venait lui rendre visite. La maison avait un style très vieux mais ça ne posait aucun soucis à Alfred qui ne voulait juste que passer la nuit quelque part. Les pièces n'étaient pas allumées, la preuve que le propriétaire des lieux ne se trouvaient pas ici. America bailla, il devait être tard. England devait avoir un truc important à faire pour ne pas rentrer chez lui. L'américain partit alors à la recherche de son lit pour s'y installer tranquillement. America posa sa tête sur l'oreiller et se recouvra du drap où était brodé l'union Jack. Alfred était très fatigué et en avait oublié de retirer sa paire de lunette. Avant d'être attrapé par le sommeil, il ne put s'empêcher de se demander où l'anglais était et qu'est-ce qu'il faisait, mais bon, il l'avait toujours connu très occupé. Petit à petit ses yeux bleus comme l'océan se refermèrent pour s'endormir complètement

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MessageSujet: Re: Ordre Royal, rencontre imprévue. [Pv : America]   Ven 18 Nov - 23:19

La nuit s‘était lourdement abattue. Le ciel Londonien tapissé d’un noir uniforme, en était la meilleure des preuves. Pas une lueur si ce n’est l’ éclairage tant vif que lointain des rues principales ne venait nuancer cette définition parfaite de l’obscurité. A tous les égards. 
Là où les ombres règnent, l’une d’entres elles, frêle, se déplace. Elle s’engouffre depuis des heures et des heures dans les nombreux recoins de la capitale endormie.
Cette ombre qui s’attarde à chaque embouchure de rue, que l’on entend faiblement maugréer à l’encontre du froid, du vent, ou de Dieu sait encore quoi. Cette ombre qui croit et décroit le long des mêmes pavés depuis de longues minutes. Elle appartient bien à quelqu’un. Des pas parfois violents, parfois engourdis heurtent le sol à la suite de celle-ci. Et tout à coup, ces mêmes pas s’arrêtent à la lueur d’un réverbère. Le jeune blond que l’on aperçoit enfin, lève un regard vers cette lumière qui l’agresse et qu’il dévisage. En un soupire, il baisse la tête et s’adosse à un mur, résigné. Abandonné par la volonté de se battre. Non, rien à faire. Arthur n’était toujours pas décidé à rentrer chez lui. Il ne se sentait inconsciemment pas le courage de retourner vers la banalité de son quotidien bien cadré, et le temps d’une poignée d’heures s’il le fallait, il le fuirait. En se laissant porter par ces pas devant lesquels la raison se dérobe. Par le souvenir d’un moment de douceur avec quelqu’un que l’on avait perdu depuis des siècles.
Quelle stupidité. Le fait d’y penser lui extirpa un second soupire. 
Franchement, quel pauvre idiot, quel foutu abruti. L'Anglais ne redressait pas le visage. Comme animé d'une volonté de dissimulation.
Et une belle dose de mélancolie, une.

Pour sa défense, nous pouvons lui reconnaitre que les activités de ces dernières heures ont d’elles mêmes réussi à d’ébranler ce quotidien lambda, et qu‘il ne faisait que finir de l‘achever en refusant de rentrer. Oui, L’Anglais avait connu ses propres montagnes russes aujourd’hui. Intérieurement. 
Il avait été outrageusement énervé d’une part. Puis on lui avait honteusement causé de l’inquiétude et même… Des larmes. A bien y penser, il n’y avait d’ailleurs que cet abruti notoire qui avait vu ses larmes couler. Et ce, en deux millénaire d’existence. Il avait certainement un ‘don’. Cette constatation fit grincer des dents le pauvre Arthur. Qu’est-ce qu’il racontait exactement ? Il n'avait pas le moindre 'don' ou quoi que ce soit de positif. Qu'il n'y pense même plus.
Une légère pointe d'amertume ? Oh, si légère. Ce n'est tout de même pas comme s'il avait été laissé en plan pour une série stupide. Non mais vraiment.
La prochaine fois qu'il le croisera, Alfred prendra cher. Très cher.

Revenons justement à cet "honteux-et-scandaleux-abandon". Après avoir causé un état proche de celui de pétrification chez l'Anglais, une rage peu mesurée ne tarda pas à prendre le relais. Voilà pourquoi, il ne faisait pas bon être officier d'entretient à Buckingham Palace en cette radieuse journée.
Pourquoi donc me diriez-vous ? Pour la simple et bonne raison, que ces infortunés travailleurs se trouvèrent en première ligne pour recevoir à bras le corps la vague de fureur de leur représentant. Puisqu'en effet, correction oblige, Arthur n'avait pas tardé à restituer le chien à qui de droit. Profondément guidé par la volonté du "que l'on en finisse, et vite", également. Et c’est donc après cette brève restitution, et cela sans le moindre remord, du chien lui ayant causé plus d’un soucis, qu’Arthur débuta sa balade. Il devait exorciser ce flot de sentiments plus désagréables les uns que les autres.

Il était pourtant temps. Les pas de Britannique finirent par aboutir jusqu’au devant de son propre domicile. Le bon sens finit toujours par s’exprimer faut-il croire. Peu convaincu, il se fit force. Après tout, une tasse de thé saurait peut-être le réconcilier petitement d’avec cette journée. En peu de temps, le voilà donc déjà devant sa porte. Ouverte ? Comment cela se faisait-il ? Arquant un sourcil, il pénétra à l'intérieur du manoir.Rien de suspect, somme toute. Si ce n'est des pièces à l'ordre immobile. Confronté à cette étendue remplie devide, il fut aussitôt assaillit par une froideur bien plus austère, que celle due à la température des ruelles. Se blâmant de tant de considérations, il retira sa veste nonchalamment et se dirigea d'un pas lent et exaspéré vers sa chambre.
Vite que cette journée se termine.

Et c’est en pénétrant dans sa chambre que l’Anglais se figea, manquant de peu d’en tomber à la renverse au préalable. Des mèches blondes retombant en cascade, parsemées le long d’un édredon. Un visage clos, serein, surmonté d’une paire de lunettes. Il regarda à droite, à gauche. Il passa une main devant ses paupières épuisées. Mais étrangement, non, cela n’était pas semblable à un songe. L’envie même de se pincer pour vérifier qu’il ne se trompait pas vint lui effleurer l’esprit. Mais c’était assurément stupide. La preuve de l’ampleur du choc occasionné !
Mais non, définitivement non. Tous ses tests le prouvèrent : Cet idiot d’Alfred, par l’on en sait quel prodige usait actuellement de son lit. Dans un premier temps, Arthur encore bien animé de la force de ses reproches se rapprocha rapidement du lit. Bien décidé en l’en extraire, et à le conduire à la porte. Avec pertes et fracas s’il le fallait.

Seulement sa magistrale détermination fut ébranlée de tout son long devant la mine de son ex-protégé, ce dernier bénéficiant d’un sommeil profond, d’un sommeil doux et paisible, se traduisant en une infinie douceur de ses traits.
Arthur n’était rien d’autre qu’impuissant. Et il enragea. Il enragea de ne rien pouvoir accomplir de ce dont il s’était décidé. Pour la simple raison d’un bonheur se peignant sur les traits de son cadet. Bonheur auquel il n’aurait jamais pu porter atteinte. Oui, c’était ce sourire là, bienheureux qui lui correspondait si bien à cet idiot.
L’on ne désarme pas Arthur en lui pointa le canon d’un fusil sous la gorge, en menaçant sa vie. Mais, lui, il y parvient d’une simple expression.
Pathétique n’est-ce pas ?
Un rictus vint même gagner les lèvres du Britannique. Le voir lui, si fier de sa patrie; enroulé autour de l’étendard de son ancien colonisateur, et vraisemblablement si bien à cet endroit, prêtait à la naissance d’un sourire. Tel un émissaire de nostalgie. De douce nostalgie. Parce que cette époque ne semblait plus si lointaine tout à coup. Porté par le flot des souvenirs, l'Anglais fit ce qu'il avait toujours fait au chevet de l'Américain : Le border davantage. A ce rituel, vint s'adjoindre l'idée de lui retirer sa fidèle paire de lunettes qu'il déposa sur la table basse, tout cela le plus doucement du monde.
Malgré lui l'Anglais s'éternisa quelques instants encore à cette tâche. Allant même jusqu'à dégager ce visage assoupi, en écartant quelques unes de ses mèches rebelles dissimulant ses joues. Comme ce que l'on ferait à un enfant.
Mais Alfred, était tout sauf un enfant. Voilà ce qui stoppa net l'élan de soin prodigué par l'Anglais.Il fallait qu'il tire définitivement un trais sur cela. Quitta la pièce, le laissant à la compagnie de Morphée. Il soupira à nouveau. Quel abruti. Mais quel sinistre idiot.

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MessageSujet: Re: Ordre Royal, rencontre imprévue. [Pv : America]   Sam 19 Nov - 18:39

Un monde magnifique ! Oui, c'était un monde magnifique où s'étendait à perte de vue un champ dont les petits habitants se promenaient en toute tranquillité. Ces promeneurs étaient de jolis petit lapins et d'autres animaux aussi mignons. America adorait les animaux, au faite il aimait beaucoup tous les êtres vivants, même si ils étaient russes mais à ce compte là, un peu moins. L'américain pouvait admirer toutes ses fleurs et toute cette verdure d'un œil candide, il n'y avait pas la moindre pollution, pas la moindre impureté. Un monde comme ça pouvait exister ? Il en était persuadé désormais. Il commença à avancer sur cette terre parfaite, Alfred jeta son regard partout pour ne pas manquer un seul détail. Parfait ! Perfect in english. Tout ça était incroyable pour le jeune homme qui s'émerveillait à chaque pas. La perfection existait et elle était pas anglaise mais américaine : une grande victoire pour lui. Cependant la perfection n'avait pas vraiment de sens si England n'était pas là pour la voir. Le jeune blond se surprit à penser que la perfection ne méritait pas d'exister si son ancien frère n'était pas là.

Soudain, il aperçut une petite mare où il vit des Pierre et des Gilbird marins qui s'y baignaient paisiblement. America se précipita pour aller les observer de plus près. A sa grande surprise, il vit son reflet dans l'eau si clair de la mare. Mais ce n'était pas le reflet du jeune homme qu'il était, non c'était celui d'un petit garçon qui était reflété. Horreur : Alfred avait rétréci, il était redevenu ce gamin qu'il avait été au par avant avec sa robe blanche et son nœud papillon rouge. Il se toucha le visage pour voir si c'était réellement lui ou pas quelqu'un qui lui avait fait une très mauvaise blague. Mais non, c'était bien ça il était redevenu un enfant.

« Aaaaaaaaaaaaaaah !!!! Cria t-il avec frayeur. Mais ce n'est pas possible ! Je suis un homme maintenant plus un gamin !! Que m'est-il arrivé ? Qu'est-ce que j'ai fais pour mériter ça ?! »

Il s'effondra par terre, les larmes aux yeux et ne sachant plus quoi faire tellement qu'il était désorienté. Ses larmes qui étaient tout d'abord de petites gouttes se changèrent rapidement en torrent. Soudain, America sentit quelque chose lui caressait ses cheveux châtains. Il leva doucement la tête et vit un grand homme aux cheveux blonds, aux yeux émeraudes et aux sourcils bien singuliers. D'une voix paniquée il lui demanda :

« England ! Qu'est-ce qui se passe ? C'est quoi cet endroit !Je veux retrouver ma forme normale !

- Chut ! Ça va aller ! Pleure pas mon petit !

- Non ! J'suis plus un gamin ! Je veux redevenir moi !

- Tututut ! Je te trouve très mignon ainsi ! Ne change jamais ! Bon on va être en retard pour la fête de ton arriver au Commonwealth ! »

Il se releva d'un coup et il vit qu'il était là où il était hier, dans le lit de son ancien grand-frère. America soupira et se dit d'un air rassuré que ce n'était qu'un rêve, enfin plutôt un début de rêve qui s'est vite transformé en cauchemar pour le jeune américain. Il fut incroyablement soulagé de voir qu'il était bien un adulte et qui n'avait surtout pas rejoint le Commonwealth. Il pouvait aisément voir que le soleil s'était levé, Alfred préférait les journées aux nuits. Il se leva du lit et remarqua avec surprise qu'il ne trouvait plus ses lunettes carrés. Où avait pu t-il les mettre, America ne s'en souvenait plus, il ne savait pas non plus qu'il s'était endormit avec. Il finit par les trouver posés sur une table basse. Mystère, une fois de plus. Tout à coup, Alfred finit par voir qu'il n' y avait personne d'autre dans la chambre. Ce n'était pas normal England aurait dû être là. A moins qu'il n'est tout bonnement pas revenu chez lui depuis hier. Un coup de panique surgit dans l'esprit du jeune américain. Mais très vite une poussé héroïque vint bousculer tout ça.

Il partit par la fenêtre pour aller le chercher. Comme il l'avait vu hier, il n'a pas pu alors aller bien loin selon la réflexion du jeune blond qui commençait à déambuler dans Londres pour le trouver. Il passa devant tous les pubs pour vérifier que l'anglais ne se soit pas endormit dans un endroit inconfortable après un petit verre de rhum. Puis il passa dans le parc où il s'était crashé la journée précédente, Alfred fut surpris de ne plus voir son avion alors qu'il l'avait garé bien ici. Et enfin il passa rapidement devant la demeure gardé par des gardes sérieux, là où il avait rencontré George, son nouvel ami. Un coup de nostalgie le frappa à ce moment-ci et le jeune américain fixa cette maison immense sans rien dire. Son ami lui manquait même si il ne le connaissait que depuis peu. Combien y avait-il de chance pour qu'il le revoit un jour ? America sentit soudainement quelque chose de doux qui était en train de lui caresser. Il baissa son regard et vit que le petit chien était apparut comme par magie, ce dernier frottait son visage soyeux contre la jambe de l'américain. C'était superman qui voulait que nos deux amies soient réunis. Alfred attrapa le chien et le caressa tout content de l'avoir retrouvé.

« Neeeh ! Tu ne pouvais resté loin de moi ! Moi non plus ! Je voulais te revoir ! England devait pas te ramener chez toi ? Bah ce n'est pas grave ! Ah oui ! Tu veux venir avec moi ? On va le chercher ! »

George lui lécha la joue pour lui montrer son accord. America partit donc avec encore le petit chien dans les bras mais contrairement à hier où il avait pu aller loin sans se faire aborder par quelqu'un (sauf par England par la suite). Là, un soldat habillé en rouge avec un casque étrange attrapa son bras violemment pour lui attirer son attention. Il tenait son bras et ne comptait pas le relâcher. Le soldat lui demanda ce qu'Alfred faisait avec le chien de la reine en sa possession. Avant qu'il ne puisse répondre que ce chien était son ami et qu'en plus qu'il était Alfred F. Jones. D'autres soldats arrivèrent et prirent d'un coup le chien et agrippèrent brutalement le jeune homme.

Beaucoup plus tard America se retrouva derrière des barreaux pas assez héroïque à son gout. Un héros ne peut pas être en prison c'est impossible. Selon lui, un héros ça sauve tout le monde et tout le monde l'aime. Qu'est-ce que la terre aurait fait si on avait jeté Batman en prison. Cependant il ne pouvait pas rester là sans rien faire, il devait sauver (oui il venait d'oublier qu'il devait juste le trouver) l'anglais. Alors avant que le garde qui l'avait injustement enfermé là dedans ne disparaisse de sa vue, le jeune homme se colla aux barreaux de sa cellule.

« Hey ! Hey you ! Je dois retrouver England ! Faîtes moi sortir de là ! »

Cependant ce fut vain, l'homme partit en laissant derrière lui un jeune héros à l'abandon. Un jeune héros qui avait une mission capitale, enfin du moins c'est ce qu'il pensait, à réussir. Il ne pouvait pas laisser son ancien-frère seul comme ça à faire dieu sait quoi. Il est peut être en train de prendre froid, peut être qu'il s'est fait agressé, peut être qu'il s'est convertit au communisme. Des choses affreuses en bref. America voulait devenir le héros de l'anglais et ça pour toujours. Cependant un héros enfermé ne peut pas vraiment arriver à sauver quelqu'un ...

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MessageSujet: Re: Ordre Royal, rencontre imprévue. [Pv : America]   Ven 9 Déc - 15:12

Des étendues calmes, bercées par le doux bruissement des feuilles. Ballet estival orchestré par une brise douce et vivifiante à la fois. Brise, teignant les joues d’une fraicheur agréable à chaque caresse, à chaque effleurement. De la droite à la gauche un vert serein se mêlait à perte d’horizon à un cyan sans nuance sombres. Comme si Terre et Ciel s’étaient couplés, et que de leur union était née une unité paisible. Irréelle.
Où était-il ? Bien loin du salon dans lequel il avait laissé ses derniers souvenirs. Il esquissa quelques pas à l’aveuglette, il n’avait pas peur. Il était juste perdu. Or, plus la cadence de ses pas s’accentuait, plus cette perdition se volatilisait. Il connaissait cet endroit, il y était déjà venu… Avec lui.
Le poing du britannique vint violement heurter le tronc d’un arbre infortuné. Parallèlement ses traits se parèrent d’une crispation sans égale. Il ne pouvait donc pas être épargné un traitre instant ? Le passé devait-il toujours le rattraper ? Sa tête se baissa, son poing resta durement figé contre le bois prit pour cible. C’était toujours comme ça, Il pouvait toujours entrevoir ce bonheur, mais jamais le toucher. Il ne préférait rien voir du tout à ce compte. Le passé, c’est par définition passé, pauvre idiot. Abandonnes.
Tout à coup, une sensation sur son épaule, le fit redresser le visage et sortir de ses pensées noires. En moins d’une seconde, ses iris chargés d’amertume devinrent frétillants de surprise. Non. Non. L’illusion était parfaite, mais ce n’était pas lui. Ce n’était pas Alfred.
La chimère se mit à parler. Diable que son sourire candide lui semblait brillant. Lumineux, tellement plus que ce rival dérisoire nommé Soleil. Il n’en enragea que davantage.

- That’s a promise Arthur. I swear to God, you’ll never be alone anymore. I’ll keep you by my side !
Menteur. L’Anglais porta son regard vers le bas. Ses yeux s’engorgeant d’un excédant d’humidité. Il mentait. Cette illusion mentait. Pourquoi voudrait-il s’encombrer de lui ? Faites-le taire, c’en était terriblement douloureux. Et ce sourire ? Était-il heureux de le voir troublé ? Faîtes-le taire… Tête basse, l’Anglais hurla à s’en rompre les poumons. D’une voix entrecoupée par d’honteuses larmes.
- … Shut up ! I don’t need you. I don’t need anything either ! I’m perfectly well on my own !
Un silence.
Son visage fut redressé par une main étonnement douce, et ses yeux croisèrent un sourire plus accentué encore. Alors que le visage de l’Anglais commençait à se renfrogner, se préparant aux moqueries, l’exact antithèse se produisit. Les perles translucides creusant de fins sillons le long de ses joues furent gommées avec précaution, par le porteur du sourire.
-You’re lying.
La voix était douce, confiante et étrangement réconfortante. Contre cela l’Anglais ne pouvait que tenter de se débattre opiniâtrement et en vain. Il n’était même plus cerné à ce point, il était lu à la ligne près. Comme un livre négligemment ouvert. C’en était hors de question !
-I’m not ! Just shut up ! I don’t want to hear you anymore.. !
Un léger rire cette fois. Aux oreilles Anglaises, il sonna comme teinté d’une légère déception. Ce qui le désarma aussitôt. Pour peu qu’il ait été en mesure de porter les armes sans trembler, certes.
- Trust me. We’ll remain together. That’s what you were expecting for a reeaaally long time, weren’t you ?
Comment ? Comment le savait-il, alors qu’Arthur lui-même ne se l’était pas avoué ? Que répondre à l’évocation de l’envie vous ayant toujours tenaillé le cœur, sans qu’elle ne germe jamais hors de vos lèvres ?
- … You Idiot.
-Huum, according to me, it sounds like a « Yes ». Thanks, Arthur !
Et il le prit dans ses bras. Et l’Anglais n’opposa pas la moindre réticence. Non, il ferma simplement les yeux pour s’imprégner de cet instant. Des larmes perlèrent à nouveau de ses yeux. Mais cette fois-ci, pour rejoindre un sourire.
Ensembles, hein ?

Les premières lueurs du jour se frayèrent un chemin au travers des vitres du salon. Dansantes, elles ne tardèrent pas à couvrir le visage de l’assoupi d’une pellicule de chaleur, caressante. Comme une main humaine, douce et bienveillante épousant chaleureusement ses traits. L’endormi ne bougea pas. Il marmonna simplement quelques ébauches de syllabes. Quelques sonorités, qui en s’additionnant donnaient un prénom. Heureusement, était-il encore plongé dans son entrevue avec Morphée. Se trahir ainsi ne lui aurait pas plus, s‘il en avait été seulement conscient. Son visage bougea. Il ne voulait pas être tiré hors de ses songes, il voulait connaître cette douce sensation encore un peu. Mais rien n’y faisait. Le réveil l’attendait de pied ferme. Abdiquant, il offrit ses prunelles verdoyantes à cette lumière envahissante.
Mais pourquoi ne distinguait-il aucune forme devant lui ?
Arthur se réveilla, la vision totalement embrumée. Après s’être mollement redressé ce dernier esquissa un vague geste de la main. Comme s’il voulait toucher quelque chose. Une présence. Mais sa main ne rencontra que le vide. Evidemment.
Après plusieurs échecs -ainsi qu’après avoir si matinalement maugréé dans sa barbe- il parvint au moins à congédier les filaments dorés, mutins, investissant son regard engourdis.
Que voulait-il voir déjà ? Rien. Evidemment, rien.
Malgré cette prouesse, la verdure nourrissant ses iris était toujours si désorganisée. Si piquante. A son plus grand dam. Agacé il s’en saisit de son visage qu’il maintenu entre ses mains. Intérieurement il s’en fit le serment. C’était bien la dernière fois que ses émeraudes finissaient pareillement inondées. Comme hier. Et si facilement en plus ! Non seulement il avait eu la faiblesse d’être submergé par une vague d’émotion, mais en plus devait-il en porter les stigmates. Foutue journée en perspective.
Un bruit strident se propagea dans toute la pièce, Arthur en délaissa le canapé -pas assez confortable pour y passer la nuit, son mal de dos en témoignait, d’ailleurs.- non sans quelques plaintes savamment non dosées. Il avait apprit à le maudire, le combiné du téléphone. Et quelque chose lui faisait croire qu’il n’allait pas tarder à le maudire encore davantage. Empoignant l’objet effrontément bruyant, il le porta à son oreille tout en s’adossant au mur. Un profond ennui se dépeignant sur ses traits, il marmonna à peine cordial.

« Arthur Kirkland’s speaking. What’s the matter ? »

Sa seule réponse fut celle d’une voix tonitruante, saccadée. Comme quelqu’un cherchant ses mots en feignant l’assurance. Certainement un officier au vu de l’allégeance à son égard traduite par sa simple présentation. Arthur en arqua un sourcil, comprimant davantage le téléphone entre ses mains. Que se passait-il encore ?

« My apologies for bothering you, Sir. But that’s a Big deal !  We‘ve just caught a man who was tring to kidnap her Majesty‘s favorite dog !»


|En cours.

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Ordre Royal, rencontre imprévue. [Pv : America]
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